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| Thursday, July 23, 2009 | 09:03 |
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Aujourd’hui le 1er comité de suivi du contrat d’avenir a établi qu’un restaurateur sur deux applique le contrat d’avenir selon la DGCCRF. C’est un essai encourageant mais qui reste à être transformé pour réussir la saison.
BAISSEZ LES PRIX ET FAITES LE SAVOIR
Les indépendants doivent baisser les prix faute de quoi ils risquent d’être dans la même situation difficile que les commerçants face à la grande distribution.
Baissez les prix c’es tune question de survie.
Tout le monde peut le faire à la mesure de ses moyens mais un geste significatif envers les clients est apprécié et contribue à les faire retrouver le chemin des restaurants.
On va y arriver ! L’objectif est deux restaurants sur trois ! Les adhérents du SYNHORCAT (Syndicat des Hôteliers, Restaurateurs, Cafetiers et Traiteurs) dont les chaines y sont arrivés (76% ont baissé leurs prix selon l’enquête SYNHORCAT auprès de 600 établissements adhérents du 6 au 10 juillet) ! Pourquoi pas l’ensemble du secteur ?
LA BAISSE DE LA TVA, C’EST UN TOUT
N’oublions pas que le contrat d’avenir comporte 3 volets d’égale importance pour la relance du secteur : les prix, les salaires et les conditions de travail ainsi que les investissements.
L’ensemble des restaurateurs doit tenir ses engagements sur les prix comme on est en train de la faire sur les salaires. La grille des salaires paraphée par toutes les organisations patronales devrait être signée par plusieurs syndicats de salariés dès vendredi 23 juillet 2009.
Il s’agit d’avancées considérable car on enregistre la disparition du SMIC : la rémunération brute mensuelle minimale est ainsi portée à 1 661,75 euros.
Les salariés bénéficieront en outre de 2 jours fériés supplémentaires.
Par ailleurs, les organisations patronales confirment leur engagement pour améliorer le régime de prévoyance et mettre en place une mutuelle frais de santé.
Didier Chenet : "Baisser les prix dans la restauration, une question de survie"
[ 22/07/09 - 15H34 - actualisé à 15:52:00 ]
Le président du Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs estime que les indépendants sont dans l'obligation de "faire un geste significatif" pour ne pas disparaître. Mais il ne pense pas que le renforcement des contrôles, annoncé le 22 juillet par la ministre de l'Economie, soit la bonne solution.
Depuis l'annonce de la baisse de la TVA à 5,5% le 1er juillet, seul un restaurateur sur deux a baissé ses prix, selon la DGCCRF. Comment expliquez-vous cet impact "limité" ?
Didier Chenet : On peut mieux faire, bien entendu. Les grandes chaînes de restauration ont déjà diminué leurs prix, tandis que les indépendants sont un peu à la traîne. Cela pour plusieurs raisons, à commencer par le contexte économique. Mais je pense qu'ils vont baisser leurs prix à la mesure de leurs moyens, sinon ils vont perdre leur crédibilité. S'ils ne font pas un geste significatif envers les clients, ils vont se retrouver avec un écart de coût par rapport aux chaînes de restauration qui vont prendre l'ascendant sur eux, comme cela fut le cas dans la distribution entre les supermarchés et les petits commerçants. La baisse de la TVA à 5,5% représente, en moyenne, une marge supérieure de 7% pour les restaurateurs. Il y a là une formidable carte à jouer, il ne faut pas la louper, sinon c'est le client qui sanctionnera les réfractaires à terme. Baisser les prix, c'est une question de survie.
Outre la baisse des prix, le contrat d'avenir prévoit également l'amélioration des conditions salariales. Où en êtes-vous ?
Nous avons pris de l'avance sur ce point, puisque les organisations patronales ont soumis une grille de salaires, en passe d'être signée par deux syndicats de salariés. Il s'agit d'un événement exceptionnel car cette grille prévoit qu'il n'y aura plus de smicard dans notre profession, la rémunération brute mensuelle s'élevant à 1.661,75 euros. Certes, on travaille 39 heures par semaine, mais le salaire de base sera de 25% supérieur. Une revalorisation très significative du haut de cette grille est également prévue, avec une augmentation moyenne de l'ordre de 5,6%. Ces minima s'imposeront à tout le monde. En outre, les salariés bénéficieront de deux jours fériés supplémentaires. Donc, si au niveau des prix on peut mieux faire, il y a une grande avancée des conditions salariales.
Que pensez-vous du renforcement des contrôles que vient d'annoncer le gouvernement pour vérifier ce qui se passe sur le terrain ?
Je ne suis pas certain du tout qu'on aide les restaurateurs à baisser les prix en avançant la menace de contrôles renforcés. D'autant qu'ils ne porteront que sur les restaurateurs annonçant une baisse des prix mais ne la mettant pas en pratique, et donc sur un échantillon vraiment limité. Je pense qu'il est assez prématuré de dresser un premier bilan et d'annoncer de telles mesures. Il faut laisser du temps au temps.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a promis l'embauche de 40.000 personnes d'ici à deux ans. Cette annonce vous paraît-elle réalisable ?
Il faut être prudent avec les chiffres. Il est prévu que 20.000 apprentis et personnes en contrat de professionnalisation soient embauchés dans les deux ans à venir : cet objectif est parfaitement réalisable. Si on parvient à recruter 20.000 personnes en plus dans les deux ou trois ans à venir, ce sera très bien. La restauration a toujours été un secteur créateur d'emplois. Mais, pour le coup, c'est le marché qui va tout dicter.
PROPOS RECUEILLIS PAR JULIEN POMPEY, Les Echos
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